Un floril�ge des titres de la fnps
La FNPS est un organisme qui rassemble 7 syndicats
Le syndicats : SPEP Le syndicats : SPPRO
Le syndicats : SPPRO
Le syndicats : Syndicat national de la presse agricole et rurale Le syndicats : Syndicat de la presse sociale Le syndicats : SPMS Le syndicats : SPCS Le syndicats : SSPEJP
La FNPS est un organisme qui rassemble 7 syndicats : SPEP ; SPPRO ; Le syndicats national de le presse agricole et rurale ; SPMS ; SPCS ; SPEJP

Contribution de la FNPS à la consultation publique ouverte par le CSMP sur l’évolution des conditions de rémunération des diffuseurs de presse.

Imprimer Envoyer à un ami

Date :2013-11-25
© Reproduction interdite sans autorisation.

La FNPS considère que la collectivité des éditeurs doit porter ses efforts sur la sauvegarde des points de vente spécialistes de la presse, en particulier en centre-ville, car ce sont justement ceux-là qui proposent aux lecteurs toute la presse dans sa diversité.

La FNPS considère que la collectivité des éditeurs doit porter ses efforts sur la sauvegarde des points de vente spécialistes de la presse, en particulier en centre-ville, car ce sont justement ceux-là qui proposent aux lecteurs toute la presse dans sa diversité.

Bien entendu, le circuit des GMS ou des kiosques aux linéaires obligatoirement réduits permettent à beaucoup de titres d’amortir la baisse de leurs ventes, mais la plupart des titres spécialisés ont absolument besoin des points de vente spécialistes de la presse pour toucher leurs lecteurs.

Pour la FNPS, il faut en priorité absolue enrayer la disparition de ces points de ventes professionnels !

D’un autre côté, la crise que nous traversons et la chute des ventes a durement impacté les comptes des éditeurs qui ont dû voler au secours des niveaux I et II. Les éditeurs ont été au bout de leur capacité à résister à la baisse de la publicité, à la chute des ventes, à la hausse des tarifs postaux…

Nous ne pourrons financer une revalorisation de la rémunération du niveau III qu’en redistribuant une partie de la valeur entre les différents acteurs de la distribution, et en avançant sur un certain nombre de chantiers pour trouver des économies structurelles aux niveaux I et II (décroisement des flux, informatique partagée).

Cependant nous voulons rester confiants dans la capacité des marchands à redéployer leur activité pour autant que leur rémunération réponde à des règles de développement des ventes et à un partenariat gagnant- gagnant renouvelé avec les éditeurs.

Préconisations.
  1. Le système actuel est devenu illisible pour les marchands :

Il faut remotiver les marchands par la rémunération de leur performance commerciale.

La FNPS insiste pour que toute rémunération complémentaire des marchands tienne compte d’une part de la largeur de l’offre - c’est-à-dire du nombre de titres présentés et pas seulement le linéaire presse-, et d’autre part du développement effectif des ventes.

-          La définition des Q1 et Q2 doit être revue en fonction de critères simples vérifiables et communs à toutes les messageries :

* Linéaire presse développé et nombre de références exposées,

* Critères « merchandising »,
* Amplitude horaire,
* Informatisation.

-          Un critère d’évolution du chiffre d’affaires et du nombre de références exposées doit être défini pour rémunérer la croissance (à périmètre de concurrence égal) de l’activité presse.

-          Les critères géographiques doivent être revus pour éliminer la sur-rémunération déséquilibrée de Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux

-          Cette rémunération complémentaire doit être payée au fil de l’eau, et être contrôlée par un système inter-coopératif indépendant.

  1. La modification de la rémunération doit faire repartir les ventes pour contrer le sentiment des petits éditeurs qui voient avec inquiétude un empilement de mesures coercitives qui assortissent, plafonnent, mettent à zéro, bref qui risquent de faire baisser leurs ventes.

Une rémunération plus attractive et prévisible dans le business plan des diffuseurs doit :

-          Enrayer la fermeture de points de vente emblématiques (maisons de la presse et points de vente traditionnels) et permettre le retour d’un certain nombre de points de ventes complémentaires vers le réseau traditionnel.

-          Une prime à l’ouverture ou à la reprise de points de vente traditionnels (Hors GSM) pourrait être envisagée.

-          L’application de critères beaucoup plus discriminants devrait permettre aux diffuseurs traditionnels de bénéficier d’une rémunération comprise entre 13 et 27 %.

  1. Points de vente traditionnels versus la grande distribution

En ce qui concerne les points de vente en GMS, d’aucuns estiment qu’il y a là une possibilité de création de nouveaux points de vente et donc un relai de croissance.

Sans nier ce phénomène, il nous semble que la règle devrait être la prudence et l’engagement à long terme des grandes surfaces. En effet, ces points de vente, contrairement aux traditionnels, ne sont pas des spécialistes de la presse et risquent à tout moment de modifier l’emprise d’un rayon pour maximiser leur rentabilité au m².

-          Les critères de sur-rémunération pourraient être eux aussi basés sur

* Le linéaire presse développé et le  nombre de références exposées,
* Les critères « merchandising » classiques

-          Un critère d’évolution du chiffre d’affaires et du nombre de références exposées doit être défini pour rémunérer la croissance de l’activité presse.

-          Les sur-rémunérations des rayons intégrés devraient être soumises à un engagement à long terme de leur part (5 ans minimum) pour assurer un équilibre territorial entre diffuseurs traditionnels et grande distribution sans que ces derniers risquent de détruire les premiers pour fermer ensuite les rayons intégrés. (Exemple vu en Italie)

  1. Les points de vente sous concession

Ici aussi, il faut remotiver les marchands par la rémunération de leur performance commerciale.

La FNPS insiste pour que toute rémunération complémentaire des marchands tienne compte d’une part de la largeur de l’offre et d’autre part du développement effectif des ventes.

-          La rémunération actuelle de 24% + 6% est appliquée sans discrimination.

Les 6% de rémunération variable doivent suivre des critères objectifs de performance, comme indiqué pour les diffuseurs traditionnels.

-          L’application de critères beaucoup plus discriminants devrait permettre aux diffuseurs sous concession de bénéficier d’une rémunération comprise entre 24 et 30 %.

  1. Une meilleure rémunération, mais un meilleur service à l’éditeur

Les éditeurs de la FNPS estiment que l’amélioration de la rémunération des diffuseurs devrait s’accompagner d’une fiabilisation des statistiques et du comptage des invendus. En effet, les zones d’ombre sont encore importantes dans le système déclaratif, et des marges de manœuvres existent pour financer une meilleure rémunération si le contrôle des ventes (et donc des invendus) est effectué de façon plus rigoureuse.

Enfin, l’organisation d’un réassort ou d’un système de  déplacement du papier complèterait le service aux éditeurs comme aux diffuseurs.