Un floril�ge des titres de la fnps
La FNPS est un organisme qui rassemble 7 syndicats
Le syndicats : SPEP Le syndicats : SPPRO
Le syndicats : SPPRO
Le syndicats : Syndicat national de la presse agricole et rurale Le syndicats : Syndicat de la presse sociale Le syndicats : SPMS Le syndicats : SPCS Le syndicats : SSPEJP
La FNPS est un organisme qui rassemble 7 syndicats : SPEP ; SPPRO ; Le syndicats national de le presse agricole et rurale ; SPMS ; SPCS ; SPEJP

Contribution de la FNPS à la consultation du CSMP sur l’option stratégique pour le système d’information de la filière

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Date :2014-04-22
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Sur la recommandation du rapport de MM Morel et Perna, le CSMP a mandaté le cabinet Ernst & Young pour examiner les différents scenarii relatifs à la mise en place d’un système d’information mutualisé à l’ensemble des acteurs de la distribution de la presse, « indispensable pour maximiser les économies associées au déploiement et au suivi du décroisement des flux, ainsi que pour réaliser la deuxième partie du plan d’économies envisagé ». Suite à la remise du rapport E&Y, le CSMP a organisé une consultation sur l’option stratégique pour le système d’information de la filière. La FNPS a adressé au CSMP début avril la contribution suivante.

La FNPS a toujours considéré que le tronc commun d’informations ascendantes et descendantes (réglages-prises- invendus –ventes - flux financiers) devait être mutualisé entre toutes les messageries.


C’est pourquoi nous étions satisfaits de la loi du 2 avril 1947 modifiée (loi Bichet) qui prévoit notamment que le CSMP « établit un cahier des charges du système d’information au service de l’ensemble des messageries de presse et de leurs mandataires, garantissant à tout éditeur, quelle que soit sa messagerie, l’accès aux informations relatives à l’historique des ventes et des fournitures pour chacun de ses titres, au niveau de chaque point de vente. Ce cahier des charges inclut le schéma d’organisation des flux financiers dans l’ensemble de la chaîne de distribution et les conditions de leur sécurisation ».

Aujourd’hui, les points de vente informatisés saisissent les informations de vente à partir de plusieurs systèmes de caisses concurrents mais qui sont compatibles avec la remontée d’informations de chaque point de vente vers le niveau 2.
Les opérations de distribution au niveau 2 sont principalement effectuées à l’aide de « Presse 2000 », mais cette application est aujourd’hui à bout de souffle.
Entre temps, MLP a créé une application alternative, dédiée à la distribution au niveau 2, sous l’appellation «Edgar ». Depuis septembre 2012, ce logiciel est en test dans le dépôt de Villabé pour la distribution et la facturation des titres.
Enfin, le SNDP a mis en place l’application « Réseau Presse » qui est aujourd’hui déployée sur 50 dépôts et gère un quotidien régional.

La FNPS estime que le système d’information prévu par la loi Bichet modifiée devrait s’en tenir à la consolidation de ce système de distribution de niveau 2 qui permettrait à tout éditeur, quelle que soit sa messagerie, d’avoir accès « à l’historique des ventes et des fournitures pour chacun de ses titres, au niveau de chaque point de vente ».
Chaque messagerie conserverait son système informatique propre pour gérer l’ensemble des flux financiers, commerciaux, et les réglages imposés par les règles interprofessionnelles.
Les besoins informatiques spécifiques des quotidiens, des magazines à fort tirage ou des magazines spécialisés seraient alors traités par chaque messagerie, répondant à des cahiers des charges adaptés aux besoins de leurs clients.

Pourtant, le rapport MM Morel et Perna est arrivé à la conclusion que la mise en place d’un système d’information mutualisé à l’ensemble des acteurs de la distribution de la presse était « indispensable pour maximiser les économies associées au déploiement et au suivi du décroisement des flux, ainsi que pour réaliser la deuxième partie du plan d’économies envisagé ».

La conséquence de ce souhait de trouver un système unique pour gérer non seulement le niveau 2 mais aussi l’ensemble des fonctions spécifiques (et différentes) des deux messageries de niveau 1 a généré des projets certes intéressants sur le plan intellectuel, mais totalement irréalistes sur le plan pratique et incompatibles avec une forme de concurrence et le service différencié que chaque messagerie doit offrir à ses coopérateurs.

Un coût déraisonnable : l’investissement proposé est totalement déraisonnable eu égard à la très mauvaise santé de la filière.
En première analyse, le coût des différentes solutions se situe entre 93 et 98 millions € sur 5 ans, avec un retour sur investissement supérieur à 3 ans, ce qui est long pour un projet de ce type.
D’autre part, l’étude d’EY n’aborde pas un élément de calcul important, le coût informatique par point de vente livré. Sur une année sont livrés 27.500 points de vente 6 jours sur 7, soit 8.600.000 livraisons. Sur 5 ans, chacun des deux systèmes proposés coûte près de 20 millions € par an, ce qui nous donne un coût informatique par livraison de 20 millions € / 8,6 millions €, soit 2,32 € le point de vente livré. Ce coût doit alors être comparé avec d’autres systèmes de distribution, comme par exemple la répartition pharmaceutique. Il nous permettra de vérifier si les montants annoncés sont compétitifs.

Un financement improbable : un certain nombre d’éditeurs FNPS distribués par Presstalis estiment que la messagerie n’a pas les moyens de financer seule le projet. Les éditeurs distribués par MLP estiment que leur système actuel donne satisfaction et ne voient pas pourquoi ils iraient augmenter leurs coûts.
A moins de résoudre en amont le délicat problème de la gouvernance de la structure d’accueil de cette informatique unique, et de mettre d’accord les deux messageries, le financement d’un système unique niveau 1 et niveau 2 reste improbable.

Dans ces temps si difficiles, comment imaginer faire peser sur la communauté des éditeurs une charge supplémentaire de 93 millions d’euros en 5 ans, alors que la priorité absolue devrait être de revaloriser la rémunération des points de vente spécialistes de la presse ? Car à quoi servirait d’avoir dans 3 ans un SI totalement rénové si les marchands avaient entre temps disparu….

En conclusion, en attendant un éventuel accord entre messageries, la FNPS préconise de s’en tenir à une informatique commune de niveau 2, véritable outil de dialogue capable de fournir aux messageries et donc aux éditeurs l’historique des ventes et des fournitures pour chacun de leurs titres, dans une parfaite traçabilité au niveau de chaque point de vente, ainsi que les éléments de mise en distribution et de gestion des retours.

A cet égard, trois solutions sont possibles : soit le système Edgar de MLP (sur le seul niveau 2) après validation sur un nombre plus important de dépôts et adaptation aux besoins des quotidiens, soit le système Réseau Presse du SNDP sous réserve d’une analyse plus détaillée et son adaptation aux quotidiens, soit un nouveau système unifié dans une enveloppe budgétaire raisonnable et maitrisée acceptable par la collectivité des éditeurs.