Un floril�ge des titres de la fnps
La FNPS est un organisme qui rassemble 7 syndicats
Le syndicats : SPEP Le syndicats : SPPRO
Le syndicats : SPPRO
Le syndicats : Syndicat national de la presse agricole et rurale Le syndicats : Syndicat de la presse sociale Le syndicats : SPMS Le syndicats : SPCS Le syndicats : SSPEJP
La FNPS est un organisme qui rassemble 7 syndicats : SPEP ; SPPRO ; Le syndicats national de le presse agricole et rurale ; SPMS ; SPCS ; SPEJP

Retour sur la journée d’étude présentant les travaux du Comité de suivi de l’édition scientifique (CSES)

Retour sur la journée d’étude présentant les travaux du Comité de suivi de l’édition scientifique (CSES)

 

Créé en janvier 2017, à l’issue du vote de la loi Pour une République numérique (17 octobre 2016), le CSES a été chargé d’évaluer les effets de la loi sur l’économie des revues et les conséquences économiques de ces nouveaux droits des chercheurs en matière de dépôt. Composé de chercheurs, spécialistes de l’information scientifique, éditeurs publics et privés, le CSES a tenu une conférence (organisée à la BULAC le lundi 27 janvier dernier) afin de partager les travaux effectués dans son cadre et les projets retenus en cours de réalisation, financés dans le cadre du Plan de soutien à l’édition scientifique. Le CSES a présenté le bilan 2019 du plan de soutien à l’édition scientifique et les différents rapports sollicités dans son cadre ont été rendus publics courant janvier.

La FNPS a rassemblé pour ses adhérents les différents rapports et enquêtes rendus publics.

Le rapport du CSES remis en décembre dernier et synthétisant l’ensemble des travaux, est disponible ici.

La vidéo complète de la journée est disponible via le lien Youtube

La FNPS et la SNE ont par ailleurs envoyé un communiqué

 

Bilan 2019 du plan de soutien à l’édition scientifique - En chiffres :

Montant global de 16,4 millions d’euros de crédits dont

  • 13 millions d’euros alloués aux groupements de commandes des établissements
  • 2,45 millions d’euros alloués aux plateformes
  • 260 000 € alloués aux études (entièrement engagés)
  • 70 000 € alloués aux aides à la traduction

 

1. Aides à la traduction : Huit projets retenus

Suggéré par le CSES, le MESRI a lancé en décembre 2018 un appel à projets « Traductions scientifiques » visant à améliorer les techniques de traduction de métadonnées. Les projets sélectionnés sont engagés pour la période 2020-2021 et bénéficient d’un total d’aide accordée par le MESRI de 346 396 €. Ils visent à améliorer la qualité des métadonnées multilingues et évaluer dans chaque discipline les apports de l’informatique à la traduction.

 

2. Le dépôt des articles dans les archives ouvertes

Emile Gayoso (post doctorant CNAM - ENS Saclay) a mené une première étude sur un corpus de 70 000 articles déposés en texte intégral dans HAL avec quelques éléments comparatifs sur les dépôts effectués dans deux réseaux sociaux (Academia / ResearchGate). Daniel Egret (Université PLS) a mené une seconde étude sur la part des articles déposés en accès ouvert sur un échantillon de 88 000 articles.

En bref :

  • Accélération des dépôts ces dernières années
  • Mais peu nombreux : 5% des articles, moins de 3 articles par revue et par an
  • Parmi les contenus déposés, 38% seulement sont faits par les auteurs.
  • Le reste des dépôts est effectué par des « services tiers » (établissements d’enseignements supérieur et de recherche, services communs de la documentation et laboratoires)
  • Entre 2010 et 2018, le délai de dépôt dans HAL est en moyenne de 25 mois après sa publication.
  • Academia et ResearchGate (réseaux d’autodiffusion) comptent davantage de textes intégraux que HAL
  • Loi Lemaire n’est connue que par un quart des répondants à l’enquête

(Études complètes non disponibles pour le moment – synthèse en pages 18 à 26 du rapport du CSES)

 

3. Économie de l’édition de revues en SHS

Enquête de la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC – Ministère de la Culture) et de IDATE Digiworld.

En bref :

  • Une majorité d’éditeurs publics dans le paysage de l’édition SHS (41% sur les 368 revues étudiées)
  • Diffusion et tarification mixtes (papier + numérique) majoritaire à 70%
  • Barrière mobile d’une durée médiane de 24 mois
  • Les plateformes Cairn et OpenEdition assurent la diffusion numérique de 70% des revues étudiées
  • Connaissance seulement partielle des aspects financiers de gestion d’une revue par les équipes de rédaction
  • Absence fréquente de formalisme juridique avec les auteurs.
  • Une économie fragile due à : la diminution des abonnements papier, le manque de visibilité pluriannuelle, l’absence de garantie quant à la pérennité des subventions.
  • Manque de connaissance sur l’« open access » (OA) et de ses implications économiques.

 

Enquête complète DGMIC/IDATE Digiworld disponible ici.

 

4. Plateformes et agrégateurs de contenus

Le CSES a voulu une étude sur l’ensemble des plateformes françaises sous l’angle des enjeux économiques, technologiques et stratégiques. Neuf plateformes ont été identifiées (5 plateformes privées et 4 plateformes publics) et étudiées par le cabinet Ourouk. Le recueil des données a été effectué de fin 2018 jusqu’au premier semestre 2019.

En bref :

  • 5 plateformes privées : Cairn.info, EDP Sciences, Lavoisier, Elsevier Masson et John Libbey
  • 4 plateformes publiques : OpenEdition, Persée, CEDRAM, Episciences
  • En 2017, ces plateformes diffusaient 1200 revues actives, parmi lesquelles 76% de revues SHS, avec une augmentation de 32% de leur nombre en 5 ans, publiées principalement par des sociétés savantes, mais aussi par 120 éditeurs privés.
  • Le nombre de revues en libre accès immédiat a augmenté de 88% en 5 ans, surtout grâce à OpenEdition.
  • En comparaison avec 8 plateformes étrangères équivalentes, les plateformes françaises se trouvent plutôt dans le milieu et le bas du classement.
  • Côté acteurs privés, dont le modèle économique repose surtout sur les abonnements :
    • Le CA lié à l’OA ne dépasse pas les 10% 
    • Fragilité économique des petits acteurs, dispersés face à la concurrence des grands groupes
  • Côté acteurs publics :
    • Préférence pour l’OA « Diamant » et recherche de la diversification des sources de financement (« crowdfunding », « Freemium »)
    • Pas de visibilité pluriannuelle de leur budget pour leurs investissements
    • Fin du financement d’OpenEdition en 2019.
  • Pistes de financement de la transition vers l’OA :
    • Poursuite des engagements des institutions et de l’Etat via des abonnements pluriannuels
    • Financement du passage en libre accès des revues et des ouvrages par les institutions (Cf. Freemium d’OpenEdition)
    • Création d’un fonds pour la science ouverte
    • Poursuite du Plan d’investissement d’avenir (PIA 2)
    • Aides à la traduction en anglais

 

Étude complète du cabinet OUROUK disponible ici.

 

5. Edition scientifique et pouvoirs publics – Rapport de Jean-Yves Mérindol

Rappelant qu’il aurait préféré être missionné par le Ministère de la Culture conjointement aux MESRI, Pierre Yves Mérindol a présenté son rapport « Avenir de l’édition scientifique en France et la Science ouverte : comment favoriser le dialogue et organiser la consultation ? ».

 

En bref :

  • Intérêt de distinguer entre les disciplines
  • Pas d’alternative à proposer sur les modèles de financement de l’OA
  • Pas d’impact considérable de la loi Lemaire 
  • Orientation du Plan S vers les accords transformatifs (acceptés au titre de la transition), mais selon une approche irresponsable sur le plan du modèle économique, notamment du fait de l’absence de concertation avec les éditeurs locaux ;
  • L’OA risque de coûter plus cher aux pouvoirs publics du fait de la nécessité de compenser la perte des revenus des abonnements et d’avoir recours à du personnel qualifié pour gérer les APC.
  • Propositions de M. Mérindol :
    • Préserver la liberté des chercheurs 
    • Mettre en place un conseil de l’édition scientifique, avec notamment un rôle de médiation 
    • Poursuivre le plan de soutien à l’édition scientifique.

 

Rapport complet de Pierre-Yves Mérindol disponible ici.